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Ducharme redonnera les lettres de noblesse aux Voltigeurs

 

Si la dernière saison s’est terminée en queue de poisson, l’entre-saison lui, est un véritable cadeau du ciel. Depuis l’annonce de l’embauche de Dominique Ducharme à titre de directeur général et d’entraineur-chef, les bonnes nouvelles semblent vouloir s’enchaîner chez les Voltigeurs.

Il y a pratiquement 4 ans jour pour jour, j’étais embauché par les Voltigeurs à titre d’analyste et je vous avouerai qu’il s’en passé des choses depuis ce jour. Si ma première saison chez les Rouges a été pratiquement parfaite, je vous avouerai très sincèrement que les deux qui ont suivi ont été un peu moins roses…

Mon travail consiste à analyser la performance de l’équipe, des joueurs et du personnel d’entraîneurs, mais il consiste aussi à être la voix de l’organisation en ondes. Tout comme vous, je vois que les joueurs semblent parfois vouloir tricher, je vois aussi lorsqu’ils semblent vouloir abandonner avant même que le match ne soit commencé. Lors de certains matchs, j’étais même très facilement capable de prédire l’issue du match juste en regardant la période d’échauffement. Mais mon travail est aussi de demeurer positif et de croire en l’avenir. J’y crois, moi qu’une équipe peut devenir une puissance après avoir traîné de la patte pendant deux saisons.

Depuis que les Voltigeurs ont confirmé que le nouveau patron se nommait Dominique Ducharme, j’y crois vraiment.

Je me souviens d’une conversation que j’ai eue avec des membres de l’organisation peu de temps avant que le processus d’embauche débute et j’avais confié à ce moment que mon choix numéro un à moi serait Dominique Ducharme. Pourquoi ? Parce que pour moi, c’était logique qu’il le soit.

Ducharme était rendu là.

Rendu au stade d’être plus près de sa famille qu’il aime tant, rendu au stade d’avoir le plein contrôle de sa formation et du chemin qu’elle allait prendre, rendu au stade d’être dans un marché qui avait besoin de l’apprécier à sa juste valeur. Les Voltigeurs avaient plus besoin de Dominique Ducharme que les Mooseheads. La preuve, André Tourigny est son successeur. Ce n’est pas très difficile d’attirer les candidats d’exception lorsque vous êtes les Remparts, les Mooseheads, les Sea Dogs ou les Wildcats. Par contre, ça en est une autre lorsque vous êtes une équipe située dans un petit marché. Je crois sans me tromper que Dominique Ducharme a choisi le défi des Voltigeurs parce que c’est un défi qui lui collait à la peau.

Et détrompez-vous, je ne critique pas les Mooseheads, au contraire, s’il y a une organisation que je respecte, c’est bien elle. Avoir réussi à bâtir quelque chose d’aussi exceptionnel est digne de mention. Ce que je décrie par contre, c’est que grâce à cette construction monumentale, la formation des Maritimes a accès à des choses auxquelles on ne peut pas rêver nous, à Drummondville. Une autre preuve, les Mooseheads ont parlé au premier et au deuxième rang lors du dernier encan présenté à Charlottetown. Si les Mooseheads ne s’étaient pas appelés Mooseheads, Jared McIsaac n’aurait pas endossé ce scénario.

À Drummondville, on a aussi le droit de rêver et, je crois, sans me tromper, que l’organisation a réalisé un rêve en pouvant se permettre d’embaucher un individu du calibre de Dominique Ducharme qui a été confirmé à barre d’Équipe Canada Junior pour le tournoi qui aura lieu conjointement à Montréal et à Toronto cette année.

Honnêtement, c’est vraiment cool de savoir que le coach de mon équipe canadienne sera celui qui dirigera l’équipe pour laquelle je travaille depuis maintenant 4 saisons.

Je me souviens, lorsque je n’étais qu’un gamin, mes parents m’installaient devant la télé pendant la période des fêtes et pour la première fois de l’année, j’étais sage et je ne dérangeais personne. Le Championnat du monde est l’élément déclencheur de cette passion viscérale que j’ai pour ce si merveilleux sport.

Je me souviendrai toujours de la performance incroyable d’Eric Lindros en 1991, de celle de Jarome Iginla en 1996 et que dire de celle de Jordan Eberle en 2010 qui avait été littéralement fumant lors de ce championnat. La tradition des gardiens canadiens a été quelque chose de très marquant pour moi aussi, de Manny Legace, à Roberto Luongo, en passant par Jamie Storr et Jose Theodore. Je me souviendrai toujours de cette époque où je m’amusais à jouer au recruteur et à tenter de trouver la perle rare dans l’équipe canadienne. Jason Botterill et Marty Murray sont encore aujourd’hui, les deux preuves ultimes qu’un recruteur n’a pas et n’aura jamais la science infuse.

Bref, tous ces souvenirs que j’ai emmagasinés dans ma mémoire se bousculent soudainement à la porte pour vouloir sortir.

Je crois fermement que Dominique Ducharme connaîtra beaucoup de succès à la barre de la formation canadienne et je crois aussi que le soleil se pointera de nouveau le bout du nez à Drummondville. Depuis deux saisons, je fais évidemment le tour des arénas avec les Voltigeurs et je le vois ce regard des gens qui jugent les performances et les décisions de mon équipe et croyez-moi, ce regard assassin et bien, j’en avais un peu marre.

Maintenant, les choses vont changer et elles changeront pour le mieux.

Fini les années de misère à Drummondville…

Dominique Ducharme, merci d’avoir accepté de nous ramener le soleil.

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