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«Aucune raison de ne pas travailler»

«Aucune raison de ne pas travailler»

– Martin Raymond

Un match entre les Voltigeurs et les Cataractes est rarement banal, même durant le calendrier hors-concours. On a encore pu le constater dimanche, au Centre Marcel-Dionne, quand les Drummondvillois ont baissé pavillon 3-2 face aux Shawiniganais.

S’affrontant pour la deuxième fois en moins de 48 heures, les deux équipes n’ont pas tardé à reprendre les hostilités. Coups de bâton, mises en échec frôlant l’assaut et plusieurs échauffourées après les coups de sifflet : le duel a été ralenti par de nombreuses punitions. Il a d’ailleurs fallu attendre jusqu’en milieu de deuxième période avant que le jeu s’anime, Alex Pawelczyk profitant d’une mauvaise sortie de Louis-Philip Guindon pour ouvrir le pointage.

Profitant d’un avantage numérique en fin d’engagement, les Voltigeurs ont créé l’égalité grâce à un tir de la pointe de Nikolas Brouillard, mais Félix Antoine-Bergeron a répliqué quelques instants plus tard, également à la faveur d’un jeu de puissance. Les Cats sont parvenus à défendre cette mince avance jusqu’en fin de match, quand Bergeron a creusé l’écart à 3-1 en marquant dans un filet désert. Continuant d’attaquer à six patineurs, les Voltigeurs ont riposté par l’intermédiaire de Guillaume Gauthier, mais c’était trop peu, trop tard et les Cataractes ont vengé leur défaite de 6-3 encaissée à domicile vendredi.
À l’issue de la rencontre, l’entraîneur-chef Martin Raymond a pointé du doigt le manque d’ardeur au travail de ses protégés, à qui il a lancé un message clair.

«Au-delà de la défaite, je n’ai pas aimé notre éthique de travail. Les blessures, les changements de dernière minute à l’alignement, le grand nombre de punitions : toutes ces distractions ne sont pas supposées déranger la concentration de nos joueurs. À un certain moment, on s’est mis à courailler dans tous les sens parce qu’on tirait de l’arrière. On a perdu notre focus», a-t-il déploré.

«On se doit de travailler plus sans la rondelle à cinq contre cinq si on veut gagner le momentum. Il n’y a aucune raison de ne pas travailler pendant 60 minutes. On va devoir faire des rappels à la majorité de nos joueurs», a ajouté le pilote des Drummondvillois.

Le match s’est également joué sur les unités spéciales, alors que le jeu de puissance des Voltigeurs n’a produit qu’un seul but en huit occasions. Les locaux ont notamment bousillé une supériorité de cinq minutes au premier vingt et un avantage de deux hommes de 97 secondes en troisième période.
«En avantage numérique, on n’a pas bien exécuté. On n’a pas assez tiré au but. On a quand même obtenu quelques chances, mais leur gardien a fait les arrêts», a indiqué Martin Raymond.

Devant le filet des Voltigeurs, Joe Fleschler a repoussé les neuf tirs dirigés vers lui dans la première portion du match. En relève, Louis-Philip Guindon s’est ressaisi après sa bourde sur le premier but de Bergeron, terminant sa soirée de travail avec 23 arrêts sur 25 lancers. En fin de deuxième période, le gardien de 18 ans n’a jamais bronché devant Matthew Boudreau, qui a obtenu un tir de punition lorsque Sergei Boikov a lancé son bâton brisé dans sa direction.

À l’autre bout de la patinoire, Storm Phaneuf a cédé deux fois sur 31 lancers, se montrant particulièrement solide en infériorité numérique.

Les Voltigeurs poursuivront leur calendrier préparatoire jeudi soir, en recevant les Huskies de Rouyn-Noranda à compter de 19 h. Il s’agira du cinquième d’une série de sept matchs hors-concours.
«On continue d’instaurer notre système de jeu. On manque de constance, car les habitudes ne sont pas encore ancrées. On doit s’assurer d’être tous sur la même page», a indiqué Martin Raymond, qui verra six de ses vétérans s’envoler vers des camps professionnels au début du mois de septembre.

Bloc-notes…
Sonnés pendant la partie, Sergei Boikov et Bruno Cheff sont revenus au jeu après une visite au vestiaire. Le premier a été assailli par Mason Gray sans raison apparente, ce qui a valu au joueur des Cats une punition d’agresseur ainsi qu’une extrême inconduite…Traînant une blessure «au bas du corps» qui s’est aggravée vendredi, Matthew Boudens n’a pas été en mesure d’affronter les Cataractes. «Ce n’est rien de grave, mais ça ne donne rien de jouer avec le feu à cette période-ci de l’année, d’autant plus qu’il s’en va bientôt au camp des recrues du Canadien», a expliqué Martin Raymond… Également ennuyés par des blessures mineures subies durant le camp d’entraînement, Julien Carignan-Labbé, Dexter Weber, Giovanni Fiore et Olivier Archambault ont regardé le match du haut des gradins. Leur état de santé continuera d’être évalué sur une base quotidienne…

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