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David contre Goliath

 

Très souvent dans la vie, on utilise cette expression lorsqu’on veut parler d’un combat entre deux adversaires de forces inégales. Avouons-le, le duel de première ronde entre les Voltigeurs et les Huskies de Rouyn-Noranda nous rappelle un peu cet épisode de la Bible devenu célèbre.

Goliath (1) : Huskies de Rouyn-Noranda : 54-9-3-2 : 302 buts pour, 181 buts contre

David (16) : Voltigeurs de Drummondville : 27-39-2-0 : 189 buts pour, 264 buts contre

Difficile, très difficile, très très difficile, impossible de ne pas placer les Huskies comme les grands favoris de cette série. Les Huskies le sont, favoris, et ils le méritent. La formation de Gilles Bouchard a connu une saison extraordinaire et s’amène en séries sur une séquence de 14 victoires consécutives.

Il faut l’avouer, c’est vraiment impressionnant. En temps normal, les équipes de tête s’essoufflent à l’aube des séries, par épuisement, par paresse, par nonchalance ou tout simplement parce que la logique les a rattrapées.

Mais pas les Huskies…

Francis Perron est un capitaine exemplaire qui vient de connaitre la meilleure saison de sa jeune existence et avec son premier contrat professionnel en poche, il tentera de poursuivre sa mission.

De façon logique, la formation de l’Abitibi se dirige tout droit vers la finale de la Coupe du Président.

Du côté des Voltigeurs, la saison commença sous un ciel écarlate pour se clore sous un ciel assez sombre merci. Beaucoup d’évènements sont venus assombrir cette saison régulière qui est enfin derrière nous maintenant. Les joueurs n’auront tout simplement plus le droit d’utiliser les excuses et devront se retrousser les manches et commencer à travailler la pédale dans le tapis s’ils veulent avoir une chance de vaincre les Huskies en première ronde.

La beauté de la chose, c’est que le hockey est un sport qui « se joue sur la glace » et qu’aucune équipe n’est à l’abri d’une surprise.

Oui, parfois j’ai l’air de voir les matchs des Voltigeurs avec des lunettes un peu roses, mais vous savez quoi, ça fait partie de ma personnalité à moi de voir les choses de façon positive et jamais je ne changerai ma personnalité puisqu’on m’a toujours dit que le positif engendrait le positif et j’y crois vraiment à cette belle phrase qu’on s’est longtemps amusé à me dire lorsque j’étais plus jeune.

Je suis analyste des matchs des Voltigeurs depuis maintenant trois saisons et même si les deux dernières saisons ont été plus difficiles, je n’arrêterai pas de rêver. Non, je n’arrêterai pas de rêver à des jours plus roses puisque je suis un rêveur et parce qu’un rêveur, ça rêve !

Ce sera une série EXTRÊMEMENT difficile et je vous assure que les Huskies vont attendre les Voltigeurs de pied ferme. Les Huskies ont énormément de talent en offensive, sont bien dirigés, ont beaucoup de profondeur, ont une brigade défensive extraordinaire et ont l’appui de leurs partisans qui eux aussi, rêvent à une Coupe du Président.

N’allez pas croire que je ne suis pas au courant de tous ces éléments, c’est mon travail d’en être conscient. Par contre, vous devrez comprendre un jour que mon travail chez les Voltigeurs, ce n’est pas de démolir l’équipe publiquement. Je l’aime cette équipe et comme je vous le mentionne souvent, c’est un honneur et un privilège pour moi d’avoir la chance de faire le métier que j’aime dans une famille aussi chaleureuse que celle des Voltigeurs.

Tout comme vous, j’ai des moments où j’y crois moins, moi aussi, j’ai beaucoup de questionnement concernant certaines décisions prises pendant la saison ou pendant l’entre-saison, mais j’ai appris à faire confiance aux gens en place qui se dévouent corps et âmes à une cause qui leur tient à cœur.

Au niveau technique, je suis analyste hockey depuis maintenant 9 ans et j’en ai vu des matchs de hockey avant de me retrouver à la barre de l’analyse chez les Voltigeurs. Je ne suis pas toujours nécessairement en accord avec les joueurs repêchés, avec les transactions qui sont effectuées, avec la composition des trios et avec d’autres décisions qui sont prises, mais comme je vous répète, mon travail est de me ranger derrière l’organisation et de faire confiance aux gens en place.

Je suis en quelque sorte, la voix des Voltigeurs et si moi je n’y crois pas, qui va y croire ?

J’y crois à cette surprise. J’y crois tout simplement parce que je n’ai aucune raison de ne pas y croire.

J’ose espérer par contre que les joueurs y croient eux aussi.

Lorsque tu crois en tes rêves, ta préparation ne sera pas la même et surtout, ton état d’esprit ne sera pas le même. Lors du dernier match face aux Huskies, il n’y avait seulement que 30 secondes d’écoulées à la période d’échauffement, que je savais que les joueurs des Voltigeurs n’y croyaient pas. Le langage non-verbal n’y était pas et lorsque ton langage non-verbal n’est pas positif, c’est que le message que ton esprit t’envoie ne l’est pas lui non plus.

On appelle ça « le complexe d’infériorité » et il s’agit du pire ennemi de l’adversaire qui part dans le rôle du négligé.

La raison pour laquelle David a remporté sa bataille face à Goliath, c’est que son langage non-verbal était positif, que le message de son esprit était positif lui aussi et qu’il n’éprouvait pas ce fameux complexe d’infériorité.

« Un homme croit parce que son esprit est convaincu »

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