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L’adaptation se passe bien

MONTRÉAL – Les Voltigeurs de Drummondville ont beau avoir connu un départ en trombe, le processus d’adaptation n’est pas encore complété sous la direction du nouvel entraîneur-chef Martin Raymond.

Celui-ci vient d’arriver à la barre de l’équipe de la LHJMQ après avoir terminé son contrat avec le Lightning de Tampa Bay. C’est la première fois que l’ancien entraîneur-chef des Redmen de McGill et entraîneur adjoint des Bulldogs de Hamilton – aux côtés de Guy Boucher – dirige des moins de 20 ans dans une compétition de longue haleine.

« La période d’adaptation, on est encore dedans », a souligné Raymond lors d’un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne, quelques jours après que les Voltigeurs eurent remporté leurs deux premiers matchs de la saison régulière, 6-3 contre les Huskies de Rouyn-Noranda et 7-2 contre les Foreurs de Val-d’Or.

« Nos unités spéciales ont été très bonnes, mais on a encore du travail à faire à cinq contre cinq, a dit Raymond des deux rencontres disputées à domicile. On a mis beaucoup d’emphase sur le jeu dans notre zone jusqu’ici, mais pas beaucoup sur le jeu en zone neutre. Il y a encore du pain sur la planche. »

Les joueurs des Voltigeurs devront maintenant montrer à Raymond comment ils réagissent à l’étranger, alors qu’ils rendront visite à l’Océanic de Rimouski, vendredi, puis au Phoenix de Sherbrooke, dimanche.

L’ancien adjoint de Boucher à Tampa a dit avoir apprécié le fait d’avoir disputé sept matchs préparatoires, ce qui lui a permis de s’acclimater à son nouvel environnement. Il a eu le temps d’apprendre à juger ce qu’il était en mesure d’exiger de ses joueurs.

« Je devais voir comment ils réagissent, s’ils sont toujours concentrés et prêts à travailler fort, et quelles sont les choses qu’il faut leur rappeler le plus souvent », a-t-il décrit.

« Chaque entraîneur sait à quoi il veut que son équipe ressemble au bout d’un certain temps. Mais quand tu ne connais pas les particularités de ce groupe d’âge-là, c’est plus dur de savoir si tu vas y arriver selon les échéances prévues, ou si tu vas devoir être patient. »

Raymond a vécu un peu des deux jusqu’ici, mais il a beaucoup profité des conseils de son entourage, dont ceux de son adjoint Louis Robitaille, qui était déjà en place chez les Voltigeurs.

« Louis m’est utile dans beaucoup de facettes et il me donne un gros coup de main. Je tiens compte de plusieurs de ses opinions », a indiqué Raymond.

Robitaille, de son côté, estime que Raymond s’est vite adapté à son nouvel environnement, même s’il avait beaucoup de choses à apprivoiser.

« Dans le junior, après avoir donné un conseil à un joueur de 20 ans, tu te retournes et tu te trouves face à un 16 ans, a noté Robitaille. Il y a beaucoup de différences entre ces deux âges-là. Ce n’est pas comme diriger un joueur de 28 ans et un autre de 24 ans (dans la LNH). »

Raymond a par ailleurs louangé l’attitude de Robitaille même si celui-ci aspirait initialement à son poste.

« Il m’a accueilli à bras ouverts, a souligné Raymond. Il est très honnête et très loyal.»

« Quand Mario Duhamel a quitté pour se joindre à l’Avalanche du Colorado, le poste d’entraîneur-chef m’intéressait parce que c’est ce que je vise à long terme, a indiqué Robitaille. Mais quand (le DG) Dominic Ricard m’a dit que son candidat no 1 était Martin, c’est devenu vite évident pour moi que c’était là le bon choix. Je suis entraîneur (dans la LHJMQ) depuis trois ans seulement, j’en ai encore à apprendre, alors c’est sûr que la présence de Martin ne m’apportera que du bon étant donné son expérience dans la LNH. Je vais continuer mon apprentissage. »

Raymond et Robitaille tenteront cette saison de faire progresser les Voltigeurs le plus rapidement possible, sans se fixer des objectifs trop lointains.

« On va se concentrer sur le processus et vivre au présent. On veut progresser pour qu’on soit à notre meilleur niveau possible à l’approche des séries », a dit Raymond, qui entend s’appuyer sur ses « pierres angulaires » que sont les attaquants Matthew Boudens, Jérôme Verrier, Olivier Caouette et Alexandre Roy, ainsi que les défenseurs Francis Lambert-Lemay et Charles-David Beaudoin.

Raymond a aussi louangé l’appui de Ricard à ses débuts avec les Voltigeurs. C’est d’ailleurs en raison de la présence du d.g. qu’il a accepté de s’amener à Drummondville. Du moins, après que son bon ami Guy Boucher eut fait un bon travail de persuasion.

« Quand j’étais à Syracuse, où je terminais mon contrat avec le Lightning, et que le poste à Drummondville s’est ouvert, c’est sûr que Guy a eu son mot à dire. Je pense qu’il a convaincu les Voltigeurs de m’appeler, tout comme il m’a convaincu que je devais aller à Drummondville. »

Il faut dire que Raymond connaissait déjà fort bien la « culture d’entreprise » qui règne chez les Voltigeurs.

« C’est Guy qui me l’a fait connaître quand il était entraîneur ici. J’étais alors entraîneur à McGill et quand j’allais faire du rercrutement à Drummondville, on passait souvent plusieurs heures à parler de hockey avec Dominic et lui dans son bureau après les matchs.

« Cette culture que Guy et Dominic ont amenée dans l’équipe… L’attitude, les valeurs, je les sens encore dans mes conversations avec tout le monde ici. »

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