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Ratelle voit la lumière au bout du tunnel

 

À l’image de Carey Price chez le Canadien, Joey Ratelle traverse assurément l’hiver le plus long de sa carrière. Au repos forcé depuis maintenant près de dix semaines, le capitaine des Voltigeurs évite toutefois de s’apitoyer sur son sort.

Une seule période d’action : c’est tout ce que Joey Ratelle a pu se mettre sous la dent depuis qu’il a été victime de cette fameuse entorse à une cheville dans un match contre les Sea Dogs, le 6 novembre dernier, sur la glace du Centre Marcel-Dionne. Ce retour au jeu précipité, le 11 décembre, à Bathurst, l’aura finalement ramené à la case départ dans son processus de guérison.

Ne nécessitant pas d’opération, la blessure de Ratelle, une entorse de grade 3, exige néanmoins beaucoup de repos associé à de nombreuses séances de physiothérapie. Il n’a d’ailleurs recommencé à patiner qu’au cours des derniers jours.

«En plus du ligament qui a été touché dans ma cheville, un morceau de la malléole a été arraché. En moyenne, c’est une blessure qui nécessite une absence d’environ six semaines. Quand j’ai joué à Bathurst, je suis retombé à zéro. Depuis quelque temps, je sens que ça va de mieux en mieux. Ça guérit, tranquillement pas vite», a expliqué l’attaquant de 19 ans, qui n’a disputé que 19 des 43 parties des siens cette saison après avoir fait vive impression au camp des recrues des Sharks de San Jose.

À l’entraînement des Voltigeurs, mardi, au Centre Marcel-Dionne, Ratelle était à nouveau l’unique joueur arborant un chandail orange interdisant les contacts. Le capitaine gardait le sourire même s’il devait patiner à l’écart de ses coéquipiers. Puis, lorsque la pratique a pris fin, il n’a pu s’empêcher d’engager une bataille simulée contre Justin Guénette, puis Jasmin Boutet.

«Ce n’est pas facile pour le moral. Comme tout joueur de hockey, je veux être sur la glace le plus souvent possible. Je commence à trouver le temps long, mais j’essaie de rester positif. Même si je ne joue pas, mon rôle de leader reste le même. Je n’arrête pas d’encourager les gars», a-t-il raconté à sa sortie du vestiaire.

Selon les médecins rencontrés, Ratelle devra sans doute se résoudre à jouer en dépit de la douleur jusqu’à la fin de la saison. En principe, son retour au jeu pourrait avoir lieu vers la fin du mois de janvier ou au début du mois de février.

«Je veux en arriver au point de pouvoir jouer avec la douleur, mais sans empirer la blessure. Aujourd’hui, je sens que mon retour approche. Je commence enfin à voir la lumière au bout du tunnel. J’ai hâte de revenir pour aider mes coéquipiers.»

Énergie et caractère
Du haut des gradins, Joey Ratelle a également pu observer le jeu d’ensemble des Voltigeurs au cours des dernières semaines. La tenue sensiblement plus convaincante de l’équipe depuis la mi-décembre le rassure.

«On s’en va dans la bonne direction. On revient de plus en plus à notre style. On met plus de rondelles au filet, on crée un écran devant le gardien et on fonce pour prendre les retours. On joue physique et on finit nos mises en échec. Bref, on applique mieux l’identité des Voltigeurs, basée sur l’énergie et le caractère», a affirmé Ratelle, en faisant valoir que la récente acquisition des vétérans Gabriel Slight et Charley Graaskamp donne également plus de punch à l’attaque drummondvilloise.

En continuant d’appliquer ce qui a longtemps été la recette gagnante de l’organisation, les Voltigeurs pourront terminer la saison en force, estime l’athlète d’Otterburn Park.

«On sait qu’on va affronter de grosses équipes dans les prochaines semaines. On va devoir y aller un match à la fois et respecter le plan de match. Le but premier, c’est de se classer en séries. Rendu là, je pense qu’on pourrait surprendre. Contre des équipes moins physiques, on va avoir un avantage.»

Ratelle salue également l’apport du nouvel entraîneur-associé Jean-François Grégoire dans le récent regain de vie des Rouges. Dans le vestiaire, le bras droit de Dominic Ricard a vite posé son empreinte sur l’équipe, lui qui ne cache pas son ambition de devenir le prochain entraîneur-chef des Voltigeurs.

«Jean-François prend déjà beaucoup de place dans l’entourage de l’équipe. Il est vraiment très apprécié. Il connaît bien son hockey et il apporte beaucoup de leadership. Les gars le respectent et l’écoutent beaucoup.»

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